Zone 3

Expérimentation urbaine un peu loufoque, "Zone 3" signalerait tout déplacement piéton dont la vitesse serait supérieure à 3km/h. L’artiste invite ainsi les passants à ralentir pour mieux observer le patrimoine et interroger notre rapport à la réglementation et à la technologie sécuritaire imposée dans la vie quotidienne.

J'aime à revoir ma Normandie, c'est le pays qui m'a donné le jour
Concentré sur la vérité lorsqu’il s’agit d’écrire dans l’exercice de ma profession de journaliste, je deviens un rêveur et conteur d’histoires dans mes créations d’art contemporain.

Un véhicule, qu’il soit à deux ou quatre roues, n’est jamais bien loin de mes installations et réalisations. Je le vois comme une main tendue vers le spectateur, une invitation à mettre un pied dans mon monde, à partir d’un objet universellement connu.

J’ai travaillé cette fois-ci avec un radar automatique, sujet d’actualité propice aux discussions passionnées en ce printemps 2011.

Je fais ainsi don au spectateur d'une oeuvre ouverte, lui offrant une très large possibilité d'interprétation en fonction de son âge et sa personnalité. Mon but est de voir l'individu enrichir l'oeuvre de ses souvenirs et son vécu pour fabriquer sa propre vérité.

En quittant l'installation éphémère, avec le souhait de rapporter à son entourage la vision étonnante venant d'être vécue, le spectateur devient de fait sa pièce maîtresse.

Sur Internet, on parle de buzz. Je préfère l’idée d’enrichissement de la mémoire collective. Frédéric et Eustache Bérat méritent bien cela.

Benoît Thiollent

Benoît Thiollent

J’exerce mon activité d’artiste plasticien en parallèle de ma profession de journaliste spécialisé en agriculture.

D’un côté, travailler avec des objets afin de raconter un passé proche ou se tourner vers l'avenir. De l’autre, relater au quotidien la vérité du présent agricole en mutation. Ces deux activités opposées consomment néanmoins la même énergie. Celle-ci consiste à prendre une distanciation, un temps nécessaire à l’observation et à se poser continuellement la question : "me suis-je bien exprimé ?".

Ce point commun a logiquement généré la présence de textes sur mes lieux d’exposition. Non pas comme simple accompagnement, mais bien comme partie intégrante de l’œuvre, dans un jeu où la force de l’écrit concurrence le côté spectaculaire de la réalisation plastique pour mieux questionner le spectateur.

Mon souhait de semer le doute dans l'esprit du spectateur sur le caractère artistique de mon installation est en effet l'essence même de ma démarche. J'emploie pour cela des objets universellement connus, mis en scène dans un lieu incongru.

Ainsi, près avoir connu la démarche de donner rendez vous à des amateurs d’art sur un lieu d’exposition, j’ai fait le choix de surprendre le public en venant à sa rencontre dans des lieux et lors de manifestations dites "grand public" (Musée des sapeurs pompiers, Armada, Agriculture en fête…).

Je fais ainsi don au spectateur d'une œuvre ouverte, lui offrant une très large possibilité d'interprétation en fonction de son âge et sa personnalité. Mon but étant de voir l'individu enrichir l'œuvre de ses souvenirs et son vécu pour fabriquer sa propre vérité.

En quittant l'installation éphémère, avec le souhait de rapporter à son entourage la vision étonnante venant d'être vécue, le spectateur devient de fait sa pièce maîtresse.

Visuel Zone 3

>> Angle de la rue de la Poterne et de la rue Ganterie
17 septembre au 20 novembre, 7h > 21h

Accéder à la retranscription du parcours sonore "Zone 3"